Le plan d’autonomie marocain continue de recueillir des soutiens à la tribune de la 4e Commission de l’Assemblée générale des Nations unies. Lors des travaux consacrés au dossier du Sahara à New York, six pays ont réaffirmé leur appui à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Maroc, tout en présentant l’initiative d’autonomie comme une base de règlement du différend.
Ces prises de position interviennent dans un contexte marqué par la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre 2025. Le texte appelle à poursuivre les négociations sous l’égide des Nations unies en prenant pour base la proposition marocaine d’autonomie, avec l’objectif d’aboutir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable.
Qatar et Bahreïn maintiennent leur ligne
Le Qatar a renouvelé son soutien à l’initiative marocaine, qualifiée de démarche « constructive » et de base objective pour parvenir à un règlement réaliste et durable. Doha a également réaffirmé son appui aux efforts du secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel afin de faire avancer le processus politique.
Le Bahreïn a, de son côté, rappelé sa position en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume. Manama soutient une solution fondée sur le plan d’autonomie et conforme aux résolutions du Conseil de sécurité, privilégiant la négociation et les voies diplomatiques pour parvenir à un règlement durable.
Gabon et Pérou misent sur une solution négociée
Le Gabon a également défendu l’initiative marocaine, qu’il considère comme une base sérieuse et crédible pour faire avancer le processus. Sa représentante a insisté sur la nécessité de privilégier une solution négociée, tout en saluant les efforts de développement menés dans les provinces du Sud et les mécanismes de participation locale.
Libreville a par ailleurs mis en avant l’adoption de la résolution 2797, perçue comme une nouvelle étape dans le traitement du dossier par le Conseil de sécurité.
Le Pérou a adopté une position similaire en réitérant son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Maroc. Son représentant a plaidé pour une solution « juste, réaliste, durable et mutuellement acceptable », en considérant le plan d’autonomie comme une base pour la poursuite des négociations.
La Côte d’Ivoire évoque une dynamique internationale
La Côte d’Ivoire a renouvelé son « plein soutien » à l’initiative marocaine. Son ambassadeur auprès des Nations unies, Tiémoko Moriko, a souligné ce qu’il considère comme une dynamique internationale croissante autour du plan d’autonomie, évoquant le soutien d’environ 130 États.
Abidjan a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques en privilégiant le dialogue et le compromis. La délégation ivoirienne a, dans le même temps, salué les programmes de développement engagés dans les provinces du Sud ainsi que le rôle des commissions régionales des droits de l’Homme de Laâyoune et de Dakhla.
Le Burkina Faso appelle à privilégier la diplomatie
Le Burkina Faso a lui aussi présenté l’initiative d’autonomie comme une base susceptible de conduire à un règlement durable et mutuellement acceptable. Son ambassadeur auprès de l’ONU, Saïdou Zongo, a salué la résolution 2797 et appelé à poursuivre le processus par la voie diplomatique.
Ouagadougou a par ailleurs mis en avant les investissements réalisés dans les infrastructures, la santé et l’éducation dans les provinces du Sud, estimant qu’ils contribuent au développement économique et social de ces territoires.


